Huit Québécois sur 10 détiennent une assurance vie

Par Rémi Maillard – Conseiller.ca

Même si les Québécois sont les plus nombreux au pays (85 %, contre 74 % à l’échelle nationale) à détenir une assurance vie souscrite ou obtenue par l’entremise de leur employeur, 72 % doutent qu’elle soit en mesure de combler les besoins financiers de leurs proches en cas de décès.

Telle est l’une des conclusions d’un sondage publié hier par BMO Assurance. Réalisé par Pollara auprès de 1005 adultes « d’un océan à l’autre » entre le 2 et le 4 juillet, celui-ci révèle en outre que 94 % des résidents de la Belle Province méconnaissent les divers types d’options d’assurance vie qui sont à leur disposition.

Une réalité qui explique sans doute le faible niveau de confiance qu’ils éprouvent à l’égard du degré de protection de cette assurance.

Un choix parfois complexe

Apprendre à connaître les divers types d’assurance vie et choisir celle qui convient le mieux à tous les membres de la famille « peut s’avérer une tâche complexe et représenter tout un défi » en raison de « la vaste panoplie de produits offerte sur le marché », selon Rocco Casullo, chef Produits d’assurance offerts directement aux consommateurs à BMO.

Celui-ci fait également observer qu’il n’existe pas de chiffre magique pour déterminer le montant de couverture d’assurance vie requis.

Plusieurs facteurs doivent être pris en compte, notamment l’âge, le statut familial, l’état de santé, le niveau d’endettement et le revenu, estime-t-il. Dans ces conditions, les personnes qui ne parviennent pas à déterminer le montant dont elles ont besoin ont tout intérêt à choisir un fournisseur disposant d’une panoplie de ressources.

« Souscrire le plus tôt possible »

D’une manière générale, lorsqu’on leur demande quel est le moment idéal pour souscrire une assurance vie, 69 % des répondants québécois (contre 63 % dans l’ensemble du Canada) affirment qu’il faut le faire « le plus tôt possible, dès qu’on peut se le permettre », afin de profiter des primes peu élevées.

Par ailleurs, le sondage examine les raisons qui poussent les Canadiens à prendre une assurance vie :

√ 53 % ne veulent pas imposer de fardeau financier à leur famille après leur décès;

√ 49 % éprouvent le sentiment qu’il est de leur responsabilité de le faire;

√ 16 % répondent qu’un membre de la famille ou un ami leur a dit qu’ils devraient en souscrire une.

« Comme il est impossible de contrôler les événements imprévus de la vie, il importe de bien s’y préparer », conclut BMO.

Comment faire un bon choix ?

Voici un petit rappel de BMO pour les clients qui envisagent de souscrire une police d’assurance vie.

• Adressez-vous à un fournisseur fiable.Demandez l’aide d’un fournisseur à qui vous pouvez faire confiance et qui propose une gamme suffisamment étendue d’outils et de ressources. Surtout, n’hésitez pas à lui poser des questions.

• Évaluez vos options. Prenez le temps de vous renseigner et de comprendre les types d’assurance disponibles (temporaire, vie entière et universelle).

• Envisagez tous les aspects financiers. Assurez-vous d’être suffisamment couvert pour que tous vos engagements financiers puissent être comblés après votre décès (revenu de remplacement pour votre famille, coût des études des enfants, remboursement de vos dettes, frais funéraires, etc.).

LE CONSEILLER DU FUTUR EST PARMI NOUS

Par Léonie Laflamme-Savoie – Finance & Investissement

Le téléphone intelligent et la tablette font partie du quotidien des conseillers. Selon

un sondage mené auprès de 452 conseillers en services financiers à travers le

pays (voir la méthodologie), près de 93 % des conseillers utilisent un téléphone

intelligent dans le cadre de leur travail. C’est une progression de 21 % par rapport à

2012, alors que 72 % des conseillers disaient utiliser un téléphone intelligent dans

le cadre de leur travail.

Pour ce qui est de la tablette, de plus en plus de conseillers semblent conquis,

puisqu’en 2014, près de 50 % d’entre eux utilisaient une tablette dans le cadre de

leur travail. En comparaison, ils n’étaient que 37 % à en faire usage en 2012. Fait

intéressant, dans 93 % des cas, les répondants ont affirmé utiliser leur tablette

«C’est difficile de parler pour tous les conseillers, mais je dirais que ces deux outils

ont changé complètement ma pratique, explique Fabien Major, président de Major

Gestion privée. Ça a raccourci tous les délais et permis un gain de productivité très

important.»

Dans la profession depuis 1993, Philippe Ventura, représentant en épargne

collective chez Chevalier Meunier et associés, est aussi un fervent utilisateur du

téléphone intelligent dans le cadre de ses fonctions : «J’ai vécu l’arrivée des

téléphones intelligents qui représentent selon moi la liberté totale, puisqu’on peut

avoir son bureau avec soi, et ce, quel que soit l’endroit où on va.»

Téléphone intelligent

En ce qui concerne leur téléphone, les conseillers ont choisi leur camp et adoptent

majoritairement la plateforme iOS et son iPhone, et ce, particulièrement au Québec.

Selon notre sondage, 51 % des répondants francophones utilisent un iPhone, 18 %

un BlackBerry, et 28 % un Android. Du côté des répondants anglophones, 40 %

utilisent un iPhone, 32 % un BlackBerry, et 25 % un Android.

Fabien Major croit que c’est une question d’employeur : «Chez les anglophones, il y

a peut-être beaucoup plus d’employés de banques ou de réseaux établis qui ont

des critères rigoureux en matière de conformité. Rappelons-nous que le cryptage

de la messagerie était autrefois l’avantage principal de BlackBerry sur ses

concurrents.»

On note aussi un écart entre l’utilisation d’iOS, qui est de 46 % chez les

conseillères, et de 41 % chez leurs collègues masculins. Ces derniers préfèrent le

BlackBerry dans 32 % des cas, alors que seulement 22 % des conseillères utilisent

ce type d’appareil.

«C’est peut-être parce que les iPhone sont des appareils très esthétiques munis

d’une panoplie d’accessoires, indique Fabien Major. D’ailleurs, Apple attire

actuellement beaucoup d’employés provenant de grandes entreprises du secteur

de la mode comme Burberry et Yves Saint-Laurent.»

Fervente utilisatrice d’un téléphone Android, Maud Salomon, conseillère en sécurité

financière et représentante en épargne collective chez MICA cabinets de services

financiers, croit également que c’est le design séduisant du iPhone qui plaît aux

femmes : «Malheureusement, les femmes comme les hommes ne fondent pas

toujours leurs choix technologiques sur des arguments de performance».

La quantité d’actif sous gestion du conseiller aurait aussi une influence sur le type

de téléphone intelligent choisi. En effet, 14 % des conseillers qui gèrent entre 10 et

50 M$ utilisent un BlackBerry, 19 %, un iPhone, et 11 %, un Android. Dans la

tranche des 50 M$ et plus, 10 % des conseillers ont un appareil BlackBerry, 11 %,

un iPhone, et seulement 2 %, un Android.

«Android occupe une grande partie du marché des téléphones intelligents en

général, mais sur le plan de la profitabilité, c’est Apple qui a le haut du pavé,

puisque 87 % des bénéfices atterrissent entre ses mains, souligne Fabien Major.

Android a beaucoup d’applications gratuites, mais est aussi la cible de beaucoup de

logiciels malveillants. Les professionnels qui ont un souci de sécurité n’hésiteront

pas à payer plus cher et à acheter leurs applications.»

Selon Maud Salomon, la prédominance des appareils d’Apple serait plus attribuable

au prestige qui leur est associé qu’à autre chose : «C’est une marque très

prestigieuse et je crois qu’il y a un élément de mode là-dedans. Dans les faits,

certains appareils Android sont aussi performants que l’iPhone.»

Tablette

La domination d’iOS chez les conseillers est également perceptible sur le marché

des tablettes électroniques, puisque 67 % des conseillers qui utilisent une tablette

dans le cadre de leur travail ont un iPad. Ils sont 24 % à utiliser une tablette

Android, 12 % une tablette BlackBerry, et 8 % une tablette Windows.

La tablette sert-elle à faire des démonstrations colorées aux clients ? Oui, mais ce

n’est pas sa seule utilité, puisque 59 % des répondants la prennent lors de

rencontres avec leurs clients, 87 % s’en servent pour consulter leurs courriels, et

48 % pour accéder à une forme ou à une autre d’infonuagique.

«J’utilise personnellement Google Drive pour les documents non sensibles, mais

j’emploie les services de Backup En Ligne, une firme de Trois-Rivières, pour les

documents plus importants. Tant qu’il n’y aura pas de catastrophe, je crois que les

conseillers continueront à utiliser l’infonuagique», croit Philippe Ventura.

Bien que pratique, la tablette ne représente pas nécessairement la panacée pour

Philippe Ventura : «Je ne l’utilise pas autant que je l’avais prévu à l’origine. Je

préfère faire mes présentations à mes clients sans outil technologique, ordinateur

ou tablette. C’est seulement eux et moi, avec parfois du papier et un crayon.»

Maud Salomon abonde dans ce sens : «Je suis entièrement d’accord : je ne m’en

sers pas autant que j’aurais cru. J’en vois définitivement plus qu’avant entre les

mains de mes collègues conseillers, mais ça suit également la tendance de la

population en général.»

TÉLÉPHONE INTELLIGENT

93 % des conseillers interrogés disent utiliser un téléphone intelligent dans le cadre

de leur travail.

L’usage du téléphone intelligent est incontestablement en progression chez les

conseillers, puisqu’en 2012, seulement 72 % d’entre eux disaient utiliser un

téléphone intelligent dans le cadre de leur travail.

2/7/2014 www.finance-investissement.com/nouvelles/industrie/le-conseiller-du-futur-est-parmi-nous/a/nouvelles/industrie/le-conseiller-du-futur-est-parmi-nous/a/56…

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LA GUERRE DES SEXES

IOS (iPhone)

Femme 46 %

Homme 41 %

BlackBerry

Femme 22 %

Homme 32 %

LES DEUX SOLITUDES

FRANCOPHONES

18 % BLACKBERRY

28 % ANDROID

51 % IOS (iPhone)

ANGLOPHONES

32 % BLACKBERRY

25 % ANDROID

40 % IOS (iPhone)

QUEL SYSTÈME D’EXPLOITATION MOBILE UTILISEZ-VOUS ?

27 % Android

32 % BlackBerry

45 % IOS (iPhone)

1 % Windows

1 % Autre

UTILISATION DU TÉLÉPHONE INTELLIGENT

97 % Courriels

93 % Appels

90 % Messages textes

52 % Médias sociaux

31 % Info-nuagique

TABLETTE

50 % des conseillers utilisent la tablette en 2014.

FAIT INTÉRESSANT

En 2012, seulement 37 % des conseillers utilisaient une tablette dans le cadre de

leur travail.

Dans 93 % des cas, les conseillers utilisent leur tablette personnelle au travail.

QUEL SYSTÈME D’EXPLOITATION DE TABLETTE UTILISEZ-VOUS ?

24 % Android

12 % BlackBerry

67 % IOS (iPad)

8 % Windows

UTILISATION DE LA TABLETTE

87 % Courriels

59 % Durant les rencontres avec les clients

52 % Médias sociaux

48 % Info-nuagique

42 % Accès à distance à un ordinateur

SI ON LEUR DONNAIT UN APPAREIL MOBILE EN CADEAU, LES

CONSEILLERS PRÉFÉRERAIENT RECEVOIR…

TÉLÉPHONES INTELLIGENTS

Android 9 %

BlackBerry 6 %

IOS (iPhone) 20 %

TABLETTES

37 % IOS (iPad)

13 % Android

11 % Windows

2 % BlackBerry

Méthodologie

Le sondage en ligne sur leur utilisation de leurs appareils mobiles par les

conseillers a été réalité par le Groupe solutions d’affaires de TC Media, l’éditeur de

Finance et Investissement, en partenariat avec Credo Consulting pour le compte de

BlueRush Digital Media Corp. Entre le 15 et le 24 avril 2014, 452 répondants ont

participé au sondage, ce qui lui donne une marge d’erreur de 5 %, 19 fois sur 20.

Démystifier l’analyse de besoins financiers (ABF)

Le 22 octobre dernier, le Règlement sur les activités des représentants a été modifié. Voici un aide-mémoire concernant l’analyse de besoins financiers.

Dans tous les cas, avant de faire remplir une proposition d’assurance ou d’offrir un produit d’assurance de personnes comportant un volet investissement (tels une police d’assurance vie universelle ou un fonds distinct), vous devez analyser avec le preneur ou l’assuré ses besoins d’assurance. Cela comprend, selon le produit offert :

  • Les polices ou contrats qu’il détient, leurs caractéristiques et le nom des assureurs qui les ont émis;
  • Ses objectifs de placement;
  • Sa tolérance aux risques; et
  • Son niveau de connaissances financières.

Puis, selon le client, les circonstances, la nature et la complexité du produit offert, vous devez prendre en compte tout autre élément nécessaire, par exemple ses revenus, son bilan financier, le nombre de personnes à charge et ses obligations personnelles et familiales.

argent

 

 

 

 

Bien que l’analyse de besoins financiers puisse varier en fonction de la situation particulière du client, elle doit nécessairement dresser un portrait suffisamment élaboré afin d’appuyer vos recommandations. Il en est de même pour des besoins spécifiques comme une assurance hypothèque ou une assurance pour un enfant. Nul ne peut vous relever de cette obligation.

Vous devez consigner par écrit ces renseignements dans un document daté et une copie de celui-ci doit être remise au client au plus tard au moment de la livraison de la police. L’analyse de besoins financiers doit être conservée au dossier client. Le nouveau formulaire gratuit est disponible sur le site web de l’AMF

(source : Info-conformité, Vol.3, no 1, Autorité des marchés financiers)